L’apprentissage des escaliers

L’apprentissage des escaliers
 
 
Bébé monte et descend les marches

Un escalier à la maison et vous voilà inquiet pour la sécurité de votre bébé. Pas de panique ! Ces derniers peuvent s'avérer très utile au développement psychomoteur de votre enfant. On fait le point... 

Il est parfois angoissant pour les parents d’avoir un escalier chez soi. Pourtant, ce dernier peut s’avérer très utile au développement psychomoteur de votre enfant. A condition de faire preuve d’une grande vigilance, bien évidemment. Plus tôt un enfant est confronté à ce type d'obstacle, plus vite il apprendra à le maîtriser. Pensez aussi que ces marches ne mènent pas toujours à l'étage supérieur de la maison…  mais aussi au sommet du toboggan par exemple ! Lors de vos sorties au parc, votre tout-petit en rencontrera forcément. N’hésitez donc pas à favoriser cet apprentissage. D’ailleurs, les professionnels de la petite enfance s’accordent pour dire que les parents doivent appréhender cette étape avec sérénité.  Les experts considèrent aussi que cet apprentissage est un repère notoire dans le développement des bébés, au même titre que l'acquisition de la marche ou du langage. En effet, la maîtrise de cette étape est directement liée à l'acquisition de la propreté. Un enfant qui sait monter les marches maîtrise ses sphincters et est prêt pour le pot. Par ailleurs, un enfant qui, à quatre ans, ne parvient pas à descendre un escalier sans poser chaque fois les deux pieds sur chaque marche présente certainement un (léger) retard. Outre ces aspects, rappelons que les chutes sont les principaux risques d’accidents domestiques chez les 0 à 6 ans. Pour les éviter dans l’escalier, il est donc important d’initier son enfant assez tôt à monter et descendre les marches.

Une barrière de sécurité pour sécuriser l’escalier

Afin d’éviter les accidents et les petits bobos, misez, tout d’abord, sur la sécurité. Il n’est pas question de laisser votre bébé crapahuter aux abords du sommet de votre escalier. Là,une barrière s'impose dès que l'enfant se déplace, même s'il ne fait que ramper. En bas, la barrière est également indispensable : placez-la seulement à partir de la deuxième ou de la troisième marche. Ainsi, tout en le tenant, votre enfant pourra progressivement découvrir l’escalier. 

Escaliers : à quel âge se lancera Bébé ?

apprentissage escalier bébé

Comme tous les apprentissages, celui de l'escalier doit se faire en douceur, au rythme de l'enfant. Surtout ne le brusquez pas. Au départ, il doit prendre cela comme un jeu. Néanmoins, sachez que ce n'est que vers deux ans que l'escalade complète de l'escalier sera possible, debout, pourvu qu'une rampe à bonne hauteur facilite la manœuvre. Avant cet âge, il sera certainement attiré par l’escalier trônant dans le salon, et certainement impatient de l’escalader. Dès qu’il marche à quatre pattes, vous pourrez donc l’initier à la montée des escaliers, en le maintenant et en veillant à ses déplacements. Placez-vous une ou deux marches en dessous de lui, et mettez ses genoux sur la marche supérieure, l’un après l’autre.

Bébé descend l’escalier

Comme la montée, au départ, la descente se fera à quatre pattes et à reculons. Apprenez à votre enfant à se retourner pour ne pas affronter l'escalier de face. Mais attention : la surveillance d'un adulte est évidemment toujours indispensable. Mettez-vous à ses côtés et apprenez-lui à glisser ses genoux sur la marche inférieure, l’un après l’autre. Plus tard, quand il arrivera à se mettre debout, descendez toujours avec lui en lui tenant la main, jusqu’à ce qu’il soit suffisamment autonome dans la maîtrise de ses mouvements.

Voici quelques repères pour estimer dans le temps les progrès moteurs de votre bébé :

  • Bébé vers 10 mois

  Il monte les escaliers à quatre pattes, il y parvient souvent avant même de savoir marcher.

  • Bébé vers 18 mois

Il monte les escaliers debout en joignant les pieds à chaque marche et en se tenant à la rampe.

  • Bébé vers 2 ans

Il monte les escaliers en posant les pieds alternativement sur chaque marche.

  • Bébé vers 2 ½ - 3 ans

Il descend les escaliers en se tenant à la rampe et en groupant les pieds à chaque marche.

Elodie-Elsy Moreau
Article publié le 19 novembre 2007 Article mis à jour le 22 avril 2014

http://www.infobebes.com

Bébé apprend à marcher

Vous applaudissez quand Fiston se déplace à quatre pattes pour la première fois? Attention! Bientôt vous courrez derrière votre petit marcheur. Prêts pour la marche?

Vous vous exclamez, car votre enfant se lève en s’appuyant sur une chaise? Bref, vous surveillez ses prouesses et guettez ses premiers vrais pas avec tout l’émerveillement digne des nouveaux parents.

Dès la naissance, les bébés, sans que rien paraisse, mettent en branle le long processus de l’apprentissage de la marche. Contrairement à certains animaux comme le cheval ou le singe qui savent marcher dès leur naissance – notamment dû à leur morphologie spéciale qui fait en sorte qu’ils trouvent leur centre de gravité facilement -, les bébés de l’homme traversent plusieurs étapes avant de marcher seuls sans appui.

Toutefois, si certains enfants obtiennent plus rapidement la station debout que d’autres, il faut savoir que la moyenne d’âge pour la marche est d’environ 14 mois. Étonnant quand les croyances populaires tendent à nous faire croire que TOUS les enfants d’un an marchent! Alors, même si Junior ne marche pas à 16 mois, rien ne sert de s’inquiéter outre mesure; probablement qu’il développe un autre aspect de son apprentissage (motricité fine, langage, etc.) Au-delà de 20 mois, il serait toutefois bon de consulter votre pédiatre ou un médecin.

Pas un enfant ne développe ses aptitudes pour la marche de la même manière. Aussi, certains enfants marchent longtemps à quatre pattes, d’autres ne le feront jamais. « Ma fille ne s’est jamais traînée par terre. Elle restait assise, s’étirait pour prendre un jouet et revenait sur ses fesses. Si on la plaçait sur le ventre, elle restait ainsi et jouait. Elle n’avait aucun intérêt à ramper. Elle a marché deux semaines à quatre pattes puis elle a marché debout. » (Nathalie)

Rien ne sert de comparer votre bambin avec les autres. Chacun y va à son rythme et à sa manière.

Pas à pas

Pour arriver à marcher debout sans appui, votre enfant développe et perfectionne plusieurs apprentissages. Sans que vous vous en doutiez, toutes ses petites prouesses l’amènent tranquillement vers l’acquisition de la marche.

Vers 3-4 mois, les bébés relèvent la tête. Ils sont capables de se tenir en position du sphinx (comme au yoga). Couchés sur le ventre, ils s’appuient sur leurs avant-bras et lèvent la tête.

Autour de 4 mois, les enfants sont capables de prendre appui sur leurs jambes quand quelqu’un les soutient évidemment.

Vers 5 mois, ils sont capables de se tourner du ventre au dos, et vice-versa.

Vers 6 mois, les voilà assis tout seuls sans soutien.

Entre 7 et 9 mois, ils découvrent des moyens de se déplacer (ils rampent ou marchent à quatre pattes) et d’explorer ce qui l’entoure. Ils découvrent tous les coins de la maison, ouvrent les portes et fouillent. C’est le début pour les parents d’une course continuelle derrière eux et d’une cacophonie de « non, ne touche pas à cela! ». Certains enfants, toutefois, ne connaîtront la quadrupédie qu’après la marche!

Entre 8 et 10 mois, ils s’assoient sans aide. Ils tentent aussi de tenir en équilibre. À cet âge, les enfants ont déjà une bonne force dans les bras et les jambes.

Vers 9 mois, ils se tiennent aux meubles pour se mettre debout. S’ils se promènent à quatre pattes, les enfants sont déjà des champions. Ils sont rapides parce que leurs mouvements sont mieux coordonnés.

Vers 11 mois, les bambins marchent latéralement avec appui. Ils voient une autre partie de leur univers.

Vers un an, ils marchent quand vous leur donnez la main.

Pour favoriser l’apprentissage de la marche
  • Un environnement sécuritaire où l’enfant peut se déplacer.
  • Quand l’enfant sait se tenir debout (même avec appui), jouez avec lui en laissant tomber des jouets à ses pieds pour l’inciter à se pencher (bon pour l’équilibre et pour les muscles des hanches)
  • Créez une course à obstacles avec certains objets. Demandez à l’enfant de la parcourir. Placez-y des coussins, des chaises, un gros jouet, etc.
  • Distancez les meubles ou les chaises qui lui servent d’appui et encouragez-le à les atteindre en faisant parfois un pas seul entre ses appuis.
Avec ou sans souliers?

Oui? Non? La réponse est… un peu des deux! Les chaussures maintiennent leurs pieds très malléables. Il est important de les choisir ni trop grandes ni trop petites pour ne pas gêner la marche. II est préférable de ne pas utiliser des chaussures usagées, car la chaleur et la transpiration déforment les chaussures et elles pourraient être inconfortables pour votre enfant. Au magasin lors de votre achat, précisez que votre enfant ne marche pas encore. On vous conseillera des souliers de « pré marche », moins lourds, mais avec tout de même un bon support.

Pensez aussi à laisser votre enfant pieds nus afin qu’il découvre davantage les sensations directement sur sa voûte plantaire. Emprisonnée dans des souliers, la plante de ses pieds (où il y a beaucoup de terminaisons nerveuses) est toujours oppressée et privée des sensations. Pieds nus, il est aussi plus facile de trouver son équilibre et l’enfant prend un meilleur appui sur le sol.

Déjà rendu loin…

Ça y est! Votre enfant  marche. Pour éviter des troubles de la marche, pour favoriser son repos (on dirait que dès qu’ils savent marcher, les enfants « oublient » de se reposer!) et pour soulager ses muscles et articulations, vous pouvez masser doucement les pieds de votre enfant. Après le bain ou juste avant de lui enfiler ses pantoufles ou chaussures, prenez le temps de lui masser les pieds (le talon, la cheville, l’arrière cheville, la voûte plantaire et ses petits orteils), faites de douces rotations et flexions. Un moment de tendresse qui soulage et offre des bienfaits à ses petits petons bien actifs!

Par Nadine Descheneaux

Mamanpourlavie.comhttp://www.mamanpourlavie.com

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